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NowRooz
2007
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| Now Rooz
(NoRooz..NoRuz) 1386
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| Mercredi
21 mars 2007 à 03:38:00
AM Téhéran
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agrandire
la photo
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Comme chaque année,
les Iraniens s'apprêtent à fêter leur nouvel an qui coïncide
avec l'équinoxe du printemps. Une fête millénaire et
symbolique, précédée par la
fête du feu (
la veille du dernier mercredi de l'an) et terminée par un
pique-nique
le 13 ième jour du Nouvel An. Chacun fait d'abord le ménage
chez lui, puis met le "Haft
cin " c'est à dire,
installe une table avec sept produits ou objets symboliques
commençant par la lettre "S".
Le NowRooz
(nouveau jour) est une occasion pour se ressourcer, redémarrer
l'année avec de nouvelles motivations pour oublier les jours
froids et tristes, multiplier et renouveler les rencontres
familiales et amicales, dans une ambiance de fête et de gaîté.
Les Iraniens de
Toulouse fêtent le Nowrooz
à leur manière en famille ou entres amis.
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| Le
Nouvel An iranien se fête en mars et marque l'arrivée du printemps
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Le premier mois de l'année iranienne est « favardine »
que les astrologues ont fixé le 21 ou le 22 mars selon les
années, au calendrier grégorien, et marque aussi le début
du printemps.
L'origine légendaire de notre calendrier
est chantée dans Le Livre du Roi par le poète Ferdùsi. Le
roi Djamchide avait vaincu des géants maléfiques qui
faisaient régner la terreur dans le pays. Djamchide les
contraignit à le porter assis sur son trône, durant toute
une journée, de la ville de Damavande à celle de Babol. À
la vue du triomphal cortège du roi victorieux dominant les géants
asservis, ses sujets grandement surpris et admiratifs lui
couvrirent la tête de pierres précieuses et appelèrent ce
jour béni << Noukrouz », c' est-à--dire « Point du
Jour » . Au fil des siècles , ce mot s' est altéré en
<<Norouz » ce qui signifie « Nouveau Jour ». Cest
ainsi que nous appelons les fêtes qui marquent le début de
chaque année nouvelle.
Historiquement, le « Norouz » remonte à
la dynastie des Sassanides. Le premier jour de l'année était
également la fête du roi: les impôts perçus lui étaient
apportés et on frappait les pièces d' or à son effigie . La
« Maison du Feu », foyer secret des Zoroastriens , était
soigneusement lavée, rangée et décorée. Car le soir du
dernier mardi de l'année, appelé « chabeh tchahar-chanbeh
soury », c'était la fête du Feu. Sur chaque grande place étaient
allumés des brasiers par-dessus lesquels les habitants
bondissaient en criant aux flammes: « Sorkhié to az man va
zardié man za to », ce qui signifie: « Donne-moi ta belle
couleur rouge et prends en échange ma pâleur maladive ! ».
Puis on faisait éclater des pétards et
partir les feux d'artifice. Beaucoup, parmi lesquels surtout
des enfants, se voilaient d'un « tchador » et parcouraient
les ruelles de la ville en tapant sur des casseroles avec une
cuillère pour annoncer le dernier mardi de l'année. Ils
allaient, de porte en porte, pour recevoir des friandises. Les
artistes de la cité, déguisés en nègre et vêtus du «
hadji firouz
», habits aux couleurs très vives, défilaient
en chantant et en dansant pour égayer les habitants et les
avertir, s'il en était nécessaire, de l'approche de la
nouvelle année.
La veille du Jour de l'An, tous se levaient
très tôt pour se rendre au bord des rivières, vers les
sources, les puits et les points d'eau afin d'y célébrer la
fête de l'Eau en jouant et en s'aspergeant mutuellement. Une
foisce rite purificateur accompli par ces ablutions, avant
tout échange de paroles, il fallait manger un aliment sucré,
symbole de douceur et de joie.
Ces coutumes et cérémonies du « Norouz
» n'ont pas disparu. Quinze jours avant la nouvelle année,
les femmes font le grand nettoyage et ornent les maisons.
Elles préparent les robes nouvelles, les pâtisseries et les
graines qu'on fera germer en signe de renouveau. Dans chaque
demeure, le « sôfreh » de « haîte sine » est installé.
« Haîte sine » signifie sept choses dont le nom commence
par « S ». Depuis la plus haute antiquité en Iran, sept est
un chiffre sacré. Sur un plateau posé sur ce « sôfreh »,
on trouvera donc selon les régions ou les coutumes
familiales:
- « SABZI » de la verdure - en général du blé germé
ou des fines herbes
- « SENDJED » (olives de Bohême),
- « SABZEH » (germes verts),
- « SIBE » (pommes) ,
- « SERKEH » (vinaigre) - symbole de fermentation
- «Sir » (ail) - pour chasser les mauvais esprits
- « SUMAC » (sumac), une épice souvent utilisée dans
le Chelo kabob - symbole de bonne vie
- « SAM ANOU » (mets fait de jus de blé et de farine).
- «Sekeh », une pièce d'or et d'argent - symbole de
richesse
- «Samanu », une sucrerie ressemblant au halva
Y sont également exposés un Coran, le
recueil de poèmes de Hatez, un bol d'eau où flotte une
feuille verte, un bol de lait, un bol de crème fraîche, un
autre contenant des œufs coloriés, un bocal de poissons
rouges et un flacon d'eau de rose.
Enfin, autour d'un miroir, deux chandeliers
portent autant de bougies que la famille compte d'enfants. «
Haîte sine » était le nom de sept anges de bon augure. Ils
étaient annonciateurs de santé, félicité, prospérité,
bonheur, splendeur, joie et beauté, souhaits que l'on
retrouve peints sur des panneaux.
Le sôtreh » de « haÎte sine » présente aussi sept choses
dont le nom commence par « M », c'est « haîte mime »:
- « MIVEH » (fruits),
- « MORGH » (poulet),
- « MAHI » (poisson),
- « MASTE» (yoghourt),
- « MEY » (vin),
- « MOUSIR » (échalotes),
- « MEY GOU » (crevettes).
A ces denrées, s'ajoutent des pâtisseries,
des fruits et sept branches noueuses d'arbres, olivier, saule
ou grenadier, que l'on s'offrira les uns aux autres en se
souhaitant du bonheur pour la nouvelle année.
Assis autour du « sôfreh », les membres
de la famille et les amis attendent la « transition » du
nouvel an (« Tahvil ») en chantant des cantiques et des airs
traditionnels et en récitant des sourates du Coran et des poèmes
de Hafez. A un moment donné, I'aïeul se lève, donne à
chacun trois cuillères de miel ou une pâtisserie sucrée,
une pièce d'or ou d'argent, trois feuilles vertes et félicite,
embrasse, souhaite à tous du bonheur pour l'année nouvelle.
Le treizième jour de « favardine », les familles au grand
complet, emportant les plats de germes verts, quitteront en
procession les maisons pour un pique-nique dans un lieu
verdoyant et aéré. Les germes seront jetés dans l'eau très
loin des demeures pour en éloigner le mauvais sort. Ce jour
joyeux qui se passe au milieu des danses et des chants se
nomme « sizdeh-bedar ». Il clôture les fêtes du « Norouz
».
TCHAMÉ EIEDÉ NOROUZ
Au dîner du jour de l'an, on sert surtout du poisson et
des nouilles qui sont gages de bonheur. Le menu traditionnel
est le suivant:
Sabzi polo va mahi - riz aux fines herbes et
au poisson
Koukou sabzi - gratin aux fines herbes
Rechteh polo - riz aux nouilles
Nane va panir va sabzi khordan
crudités, pain, fromage blanc de chèvre ou de vache
Salade
Maste - Yogourt
Torchi - Conserves
Moraba - Confitures
Origine du document : Saveur du monde --> Saveur d'Iran
:©Copyright
1999 MSCOMM Michèle
Serre, éditeur
Collaboration:
Suzanne Khatami et Najmieh Batman
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