Deux
fêtes :
Yalda
et Noël, 21 et 24 décembre
Une
tradition : hommage
à la lumière et à Mithra
Une
envie commune : partager ensemble nos fêtes
Mithra,
dieu de la perse antique :
Mithra
dieu du soleil, de l’amitié et du serment, son culte a fait de
nombreux adeptes parmi les non iraniens. Proche du Mithra indien,
symbolisant la perfection, l’harmonie et la lumière solaire.
Mithra
perd de son influence avec les reformes religieuses de
Zarathoustra en Iran vers 600 av J.C. Il réapparaît à l’époque
Achéménide vers IV siècle av J.C et reprend sa place dans le
panthéon perse.
Mithra
et l’histoire européenne :
Les
soldats grecs, au cours de leurs expéditions en Iran, découvrent
son culte, le mithraïsme, et le diffuse dans le monde hellénistique
et romain.
La
première congrégation est fondée à Rome, vers 68 av J.C, par
les soldats. Mithra devient « sol invictus », le
soleil invaincu. On lui dédie des temples et son influence se
repend dans tout l’empire, de l’Espagne à
la mer Noire
, de l’Ecosse au Sahara. A Rome, des temples lui sont dédiés
et il en reste aujourd’hui une quarantaine.
Mithra
et le christianisme :
Il
concurrence même le christianisme et selon Ernest Renan « s’il
eût été arrêté dans sa croissance par quelque maladie
mortelle, le monde eût été mithraïste ».
Lorsque
Constantin 1er se convertit au christianisme en 312, le
mithraïsme perd de son influence et après un bref renouveau sous
julien dit Apostat (331-363), il disparaît mais continue pourtant
à influer sur le christianisme comme pour :
·
La date de Noël décidé
par le pape Jules 1er en 340
·
Le choix de dimanche,
jour du sacre du soleil (Sunday britannique ou Sonntag allemand),
jour férié.
Mithra
et Maria
nne :
Marianne
le symbole de la République partage avec Mithra le même combat
en portant le bonnet phrygien. Apparue quelques temps après la
prise de la Bastille, cette coiffe fait fureur chez les
sans-culottes. C’est une façon pour eux de revendiquer la
liberté conquise, à l’image des esclaves affranchis dans
l’Empire romain qui portaient le bonnet phrygien. Symbole de
liberté Mithra est présenté dans la perse antique coiffé du
bonnet phrygien entrain d’immoler le taureau primodial.
Un
décret de 1792 stipule que « le sceau de l’Etat serait
changé et porterait pour type la France sous les traites d’une
femme vêtue à l’Antique, debout, tenant de la main droite une
pique surmontée du bonnet phrygien ».
Mithra
et la tradition persane :
Mithra
n’a pas disparu de son pays natal, l’Iran. Durant les
dynasties parthes et sassanides (III av J.C – VII siècle) il
tient une place prépondérante dans le zoroastrisme. Apres
l’expansion islamique au VII siècle, Mithra semble constituer
un des éléments des mouvements de résistance iranien. Il est
aussi source d’inspiration pour de grands poètes comme Hafez de
Chiraz au XIV siècle.
Les
iraniens le célèbre chaque année le 21 décembre, jour du
solstice d’hiver, qu’ils appellent « la nuit de Yalda »,
la nuit la plus longue de l’année.
Source : les
origines du bonnet phrygien, par Mohammad
Heydai-Malayeri (astrophysicien à l’observatoire de Paris)
revue Historia n° 679 juillet 2003
Rédaction :
Association franco
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