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Cinéma Iranien |
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Nasser Rafaie
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Réalisateur iranien
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Né
en 1964 à Téhéran (Iran) |
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Examen
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| Nasser
REFAIE
Né à Téhéran en 1964, Nasser REFAIE a écrit
des nouvelles, des pièces de théâtre et des scenarii avant d'être
assistant réalisateur sur plusieurs longs métrages iraniens
(avec Ali Ralebi et Babak Payami). Il a réalisé plusieurs
documentaires et courts métrages de fiction avant de réaliser
son premier long métrage "L'examen" pour lequel il a
obtenu le Prix Spécial du Jury au 20ème Festival de Fajr à Téhéran
et la Montgolfière d'argent ainsi que le Prix d'intérprétation
féminine, attribué collectivement à l'ensemble de ses actrices
- toutes non professionnelles - au festival des Trois Continents
de Nantes. Le film met en scène une foule de femmes de tous âges
et de tous horizons qui se rassemble dans la cour d'une école de
Téhéran pour passer l'examen d'entrée à l'université. L'épreuve
est particulièrement diffile car peu de femmes ont l'autorisation
de faire des études universitaires en Iran. Leurs conversations révèlent
leurs problèmes quotidiens. Nous sommes témoins d'une des rares
occasions qu'ont les Iraniennes d'être sur un pied d'égalité
avec les hommes. Des conflits plus ou moins ouverts montrent que
toutes les femmes qui sont parvenues à cette étape ne peuvent
pas espérer échapper aux contraintes imposées par un système
qui définit très strictement le rôle des femmes dans la socité.
Si la grande diversité d'opinions exprimées par ces femmes est
marquée par certaines de progrès et même d'émancipation, pour
l'une des protagonistes l'examen représente un dilemne redoutable
en ce qui concerne sa vie privée et familiale.
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Examen |
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Le sujet :
A Téhéran, au petit matin, des femmes arrivent peu à peu dans une
cour d'école : elles attendent le moment où il faudra pénétrer
dans les salles pour passer leur examen.
Cette attente va nous permettre de croiser différents destins de
femmes, qui vivent leur condition de femme iranienne de façon fort
contrastée. |
Tous les comédiens de
"l'examen" sont non-professionnels. Le réalisateur Nasser
Refaie a fait quatre mois de casting pour trouver l'ensemble de ses
personnages.
La mise en scène est particulièrement impressionante : la caméra
passe d'un personnage à l'autre dans une ronde incessante et on
parvient à saisir une multitude de destins, parfois tragiques,
parfois cocasses, sans jamais se lasser ou se sentir étranger aux
problématiques de ces femmes. |
| Huamanité
Dans l’Examen, son premier film de fiction, Nasser Refaie
montre des femmes iraniennes avides de savoir et de liberté.
Documentariste, écrivain, homme de théâtre, assistant au cinéma
entre autres de Babak Payami, Nasser Refaie a aujourd’hui quarante
ans. Il vient de réaliser son premier film de fiction autour de
multiples caractères représentatifs de la société iranienne.
L’originalité de l’Examen tient au fait qu’en montrant les réactions
humaines que l’on peut croquer à l’entrée d’une école le
fameux jour J, le temps se dilue dans l’espace jusqu’à rendre
le trivial, épique. L’Examen est une véritable fresque d’un
court moment vécu par une microsociété en ébullition. À voir
pour l’amour de l’art du détail. |
| DE
POLANSKI A MAKHMALBAF Guillaume Massart(filmdeculte.com)
Reste que dans ce cas précis, Nasser Refaie semble l’héritier
indirect (et sans doute involontaire) du Roman Polanski de Noz w
wodie (Le Couteau dans l’eau), qui s’attachait en
1962 à ouvrir la voie à un courant particulier de la Nouvelle
Vague polonaise, en se détachant progressivement des fantômes du
passé pour se tourner vers des préoccupations nouvelles, plus en
phase avec leur société, telles que les libérations artistique et
sexuelle. Tout comme Polanski, Refaie s’est formé avec les grands
(Payami ou Ali Talebi pour Refaie, Skolimowski et consorts pour
Polanski), assume ce legs cinématographique, mais aspire à un peu
de fraîcheur. Aussi peut-on être tenté de comparer L’Examen
avec le célèbre Salaam Cinema de Mohsen Makhmalbaf. Dans
les deux cas, il s’agit de donner à voir un instantané de la
société iranienne, et des femmes en particulier, à travers ses
espoirs de réussite sociale, mais également via le prisme déformant
de la sélection. Seulement, il n’y a pas chez Refaie l’ironie
cruelle de Makhmalbaf, ce petit jeu de massacre sadique dans lequel
le patriarche du cinéma iranien est souvent à deux doigts de se
complaire. Au contraire, L’Examen, par son humour et sa
touchante simplicité, témoigne de l’attachement porté par
Refaie à ses personnages. Une véritable affection pour ces destins
particulier, qui s’unissent un temps, pour se rejoindre dans
l’adversité, dans un sublime travelling final, liant entre elles
et refermant avec force les histoires morcelées dont se compose le
film. Comme Abolfazl Jalili, ou Kiarostami avant lui, Refaie est un
cinéaste éminemment positif. C’est ce qui manque aux Makhmalbaf
pour nous convaincre. Et pourtant, Allah sait combien l’Iran
souffre de ses carences d’optimisme.
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| filmographie |
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