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Cinéma Iranien |
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Mitra Farahani
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Réalisatrice, iranienne
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Née
en 1975 à Téhéran, Iran
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Tabous
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Née
en 1975 à Téhéran, Mitra Farahani étudie dès l’âge de 14 ans
chez des maîtres de l’art pictural en Iran afin de se former au
dessin et à la peinture.
Son travail de peintre lui permet d’obtenir en 1998 une bourse de
résidente à la Cité Internationale des Arts à Paris.
En décembre
1999, elle réalise un happening intitulé : « vous êtes invité
pour une cérémonie d’enterrement » où l’effacement
d’une peinture murale symbolise l’enterrement de la culture en
Iran.
En
1999, elle intègre à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs
(Paris) afin d’étudier la vidéo.
Son
premier documentaire de 26 minutes, « Juste une femme »
(2001) montre les premiers jours en tant que femme d’une
transsexuelle à Téhéran. Il obtient un important succès dans
plusieurs festivals internationaux. En 2002, le film est sélectionné
au festival de Berlin et remporte le prix spécial du jury aux Teddy
Awards.
A
partir de juillet 2001, Mitra Farahani travaille sur son second film
: « Zohre et Manouchehr – Tabous ».
Au
terme de près de trois ans de tournage, le film est présenté au
festival de Berlin 2004. |
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Tabous
(Zohre & Manouchehr)
Comment une religion peut-elle s’ériger en système politique qui
s’immisce dans les sphères les plus intimes de notre vie privée
et grève tout ce qui est en rapport avec la sexualité d’une aura
d’anxiété ?
Dans l’Iran d’aujourd’hui, comment l’amour et la sexualité
peuvent-ils se frayer un chemin à travers cette jungle
d’interdits et de principes traditionnels et religieux ?
Ces questions sont au centre du film de Mitra Farahani qui comporte
une partie documentaire et une partie mise en scène.
Après avoir mené les premières interviews, l’impression qui
ressortait de ces entretiens ne coïncidait pas avec l’image
qu’elle se faisait elle-même de son pays.
Mitra Farahani : « Si l’on demande aujourd’hui à quelqu’un,
en Iran, de définir l’amour, sa réponse sera inévitablement
remplie d’allusions poétiques. Personne ne parlera jamais de son
propre passé ni d’évènements récents, mais on trouvera
toujours la métaphore poétique adéquate. La poésie est d’une
importance capitale en Iran. Son omniprésence dans le cinéma, dans
la peinture, ou même dans le langage familier exerce une influence
sur tout un chacun, même sur les hommes politiques et les membres
de la classe religieuse dirigeante. Sans poésie, il est impossible
de parler d’amour et de sexualité en Iran. Pour réaliser son
film, la cinéaste s’est inspirée d’un poème d’Iraj Mirza
qui parle sans équivoque d’amour et de désir. « Je voulais
souligner les liens existant dans une société qui associait
autrefois admirablement bien sa culture avec l’art d’aimer,
alors qu’aujourd’hui, un couple qui s’embrasse doit se
demander si c’est l’amour ou bien si c’est un crime, passible
de bastonnade.
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