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Cinéma Iranien |
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Samira Makhmalbaf
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Réalisatrice, iranienne
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Née le 15 février 1980 à Téhéran
Iran. Fille de Mohsen Makhmalbaf
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11'09''01 SEPTEMBER 11
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Samira
Makhmalbaf joue à l'âge de 7 ans dans Le Cycliste, réalisé
par son père Mohsen
Makhmalbaf, figure de proue du cinéma iranien . Elle arrête
le lycée à 14 ans pour se consacrer au cinéma. Elle suit
l'enseignement que son père dispense à ses neveux, ses cousins
et ses amis. Les films se font en famille. Ainsi, Mohsen sera
monteur et scénariste du premier film de la jeune femme.
Après
des études de cinéma elle tourne Désert (CM) ainsi qu'un
documentaire sur les écoles de peinture. En 1997, Alors
qu'elle n'a que 17 ans elle est assistante réalisatrice
sur le film de son père Le Silence. 1998 :, et après
avoir dirigé deux films vidéo, elle réalise son premier long métrage,
La Pomme (Sib) 2000.
Elle y raconte avec poésie et émotion l'histoire vraie de
jumelles de 11 ans, qui, dans un quartier populaire de Téhéran,
ont grandi sans jamais sortir de chez elles. Un an plus tard, la réalisatrice
de 18 ans devient la plus jeune cinéaste au monde à participer
à la sélection officielle d'un festival de stature
internationale (Cannes 98 en l'occurence). Son film est présentée
dans plus de 100 festivals en deux ans, tandis qu'il est distribué
dans 30 pays.
En 1999, Samira réalise Le Tableau noir (Takhte Siah) et
revient en compétition officielle à Cannes en 2000. Elle
remporte le Grand prix du Jury. Puis elle participe à un film
collectif sur les attentats du World Trade Center, intitulé 11'09''01
- september 11. Comme dans son deuxième film, elle y traite
de la transmission du savoir. En 2003, la réalisatrice est à
nouveau invitée à Cannes en compétition officielle avec A cinq
heures de l'après-midi, qui remporte le Prix du jury et le Prix
du jury oecuménique.
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| 11'09''01
SEPTEMBER 11 Ces 11 courts
venus de 11 pays et réalisateurs différents, durant chacun 11
minutes, 9 secondes et une image, donnent 11 points de vue sur
l'attentat du 11 septembre 2001 à New York. Les films de Claude
Lelouch (France), Alejandro Gonzàles Iñárritu (Mexique) et Sean
Penn (Etats-Unis) sont dans l'émotion pure, sans discours
politique. Celui de Mira Nair (Inde), situé après le 11 septembre,
mélange l'émotion et la mise en accusation des Etats-Unis, thème
central des films de Youssef Chahine (Egypte) et Ken Loach
(Angleterre). Danis Tanovic (Bosnie), Idrissa Ouedraogo
(Burkina-Faso), Samira Makhmalbaf (Iran) et Amos Gitaï (Israël)
déplacent le débat en évoquant la guerre ou la pauvreté dans
leur pays. Enfin le dernier film, celui d'Imamura (Japon),
métaphore sur un homme revenu transformé de la guerre contre les
Etats-Unis, se conclut sur cette phrase : « Il n'y a pas de guerre
sainte ».
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