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Cinéma Iranien |
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Bahman Ghobadi
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Réalisateur, iranien
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Quatrième
enfant de la famille, a vécu à Baneh,
sa ville natale dans le Kurdistan iranien jusqu'à
l'âge de 12 ans.
(Iran) |
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Un temps pour
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l'ivresse
des chevaux
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Le film Ding en
bas de page
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Les
tortues volent aussi (Iran) sortie en France 23 Février 2005 un
film de Bahman
Ghobadi
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| Quatrième enfant de la famille,
Bahman Ghobadi a vécu à Baneh, sa ville natale
dans le Kurdistan iranien jusqu'à l'âge de 12 ans. Alors que la
ville est touchée par les bombardements, il s'installe avec sa
famille à Sanandaj dans le centre du Kurdistan iranien pour fuir
les conflits. A dix-huit ans, à la suite de la séparation de ses
parents, il se retrouve responsable de ses frères et soeurs. En
1992, à 24 ans, après avoir commencé à faire quelques courts métrages
dans un centre de jeunes cinéastes lors de son service militaire,
Bahman Ghobadi arrive à Téhéran pour étudier le cinéma. Il
obtient un Bachelor of Art à l'Iranian Broadcasting College. Il
tourne d'abord des courts métrages et des documentaires en 8 mm,
Betacam et 16 mm.
La dizaine de courts métrages qu'il réalise
entre 1995 et 1999 reçoivent de nombreux prix dans différents
festivals nationaux et internationaux dont le Prix spécial du jury
au festival de Clermont Ferrand pour Vivre dans le brouillard tourné
en Betacam en 1997. Ce film qui montre un jeune garçon essayant de
protéger son frère et sa soeur plus jeune, est considéré par de
nombreuses personnes comme "le meilleur documentaire du cinéma
iranien". De nouvelles opportunités s'offrent à lui. Il
collabore aussi à de nombreux films iraniens en tant qu'assistant réalisateur.
On notera son travail sur Le Vent nous emportera de son
compatriote Abbas
Kiarostami et sur Le Tableau noir de Samira
Makhmalbaf. Sa contribution sur ces films tournés au Kurdistan
est considérable, en particulier pour Le Tableau noir. Le scénario
ne faisait que quelques lignes à l'origine. Il a permis de l'étoffer
en ouvrant la réalisatrice à la culture kurde lui donnant toutes
les précisions nécessaires sur la région. Il interprète également
le rôle de l'un des deux instituteurs.
En 1999, il met ainsi en scène son premier
long métrage Un temps pour l'ivresse des chevaux racontant
le destin de cinq frères et soeurs orphelins et livrés à eux mêmes
qui tentent tant bien que mal de survivre à la frontière Irak et
Iran. La date est historique pour le cinéma kurde car c'est le
premier film kurde à voir le jour en Iran. Bahman Ghobadi obtient
une reconnaissance internationale immédiate couronnée par la Caméra
d'Or au Festival de Cannes 2000. En 2002, il revient avec un second
long métrage, Les Chants du pays de ma mère. Ce film
raconte l'histoire d'un chanteur qui part en compagnie de ses fils
à la recherche de sa femme, dans un Kurdistan iranien bombardé par
les avions supersoniques irakiens, dans les mois qui suivent la fin
de la guerre Irak-Iran. En 2003, Bahman Ghobadi est de nouveau présent
à Cannes où son film est projeté à Un Certain Regard. |
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Les
tortues volent aussi
de Bahman GHOBADI
(réalisateur de Les chants du pays de ma mère)
Sortie nationale le 23
février 2005
Ce long-métrage est le premier
film tourné en Irak depuis la chute de Saddam Hussein.
Dans un village du Kurdistan
irakien, à la frontière de l'Iran et de la Turquie, la guerre
s'approche de plus en plus. Les habitants du village cherchent une
antenne pour capter des nouvelles par satellite.
Alors que tout le monde s'active
dans cette tâche autour de Kak Satellite, jeune garçon très débrouillard,
survient d'un autre village un garçon mutilé, accompagné
de sa petite soeur et d'un tout jeune enfant. A peine arrivé, cet
adolescent va prédire l'attaque américaine pour le lendemain... |
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Ding
de Bahman Ghobadi. 1996. Iran. 22 min. Couleurs. 16 mm.
Version originale sous-titrée en français. Production Mohammad
Reza Sarhangi Documentary
Documentaire sur la vie du peuple kurde et sa musique
traditionnelle. (sous réserve)
Les chants du pays de ma mère (Gomgashtei dar Aragh) de Bahman
Ghobadi. 2002. Iran. 96 min. Couleurs. 35 mm. Version originale
sous-titrée en français.
Scénario Bahman Ghobadi, Dariborz Kamkari Photographie Seed
Nikzad, Shahriar Asadi Musique Arsalan Kamkar Production Mij Film Co
Interprétation Shahab Ebrahimi, Faegh Mohammadi, Allah-Morad
Rashtian, Rojan Hosseini, Iran Ghobadi
Bahman Ghobadi c’est la caméra d’or 2000 à Cannes pour le
bouleversant Un temps pour l’ivresse des chevaux. Ici, le cinéaste
kurde iranien nous propose un voyage picaresque et musical en
compagnie d’un vieux chanteur qui se lance avec ses fils musiciens
à la recherche de sa femme, Hanareh, chanteuse célèbre, passée
du côté du Kurdistan iraquien alors que l’Irak bombarde la région.
À travers cette trame, traitée de manière rocambolesque, presque
burlesque, Bahman Ghobadi parle de son peuple, de l’errance.
« Pour les Kurdes, dit-il, la vie est une route, une manière
de vivre sur cette route le long de laquelle ils cheminent en
permanence. Ils ne s’installent jamais nulle part, n’ont pas
d’adresse. à cause des guerres ils sont en perpétuel mouvement.
Le mouvement, l’humour et la musique, c’est tellement kurde !
La musique aide le peuple à survivre dans les pires moments, créant
l’équilibre nécessaire entre les bonnes et les mauvaises choses
de l’existence. » |
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