irantoulouse, iran toulouse

 

Découvrir l'Iran, la langue persane ' farsi ' et faire connaissance avec les Iraniens de Toulouse.

Accueil Associative Etudiants Forum Petit News Shopping Sorties فارسی Contact
Google
  Web irantoulouse   
 arrow
 
 post
 

Services ...

Radios 
Iraniennes 11
Françaises 28 
 
Cinéma 
Voyage  
 
Liens site Yabou 

sonneries iranienne 

(Web Cam) 
Téhéran &
Toulouse
 
  
Découverte
iran Iran
Découvrir l'Iran
Cours Persan
Poésie Persane
Nostalgie
 
iran louvre
Visiter l'Iran du Louvre, Le musée, le métro de Téhéran, ..., Trouver une liste complète des musées de l'Iran, cartes postales Iraniennes à télécharger,...
 
Espace membres
Nom
Passe
Devenir Membre
 
 

Cinéma Iranien

bahram beyzaie bashu cinéma iran  irantoulouse

 Bahram Beyzaie

Réalisateur, iranien

Né le 26 Decembre 1938

(Téhéran Iran)

bashu le petit etranger

Bashu

Le petit étranger 

< le film, histoire >

  

Bashu, le petit étranger
vo - Bashu, gharibeh kouchak
Iran, 1986, 120 minutes
Film de Bahram Beyzaie, avec Sussan Taslimi, Parviz Purhoseini, Adnan Afravian
sortie en copies neuves en France
- en version originale sous-titrée français -
le 26 janvier 2005

bashu jungle beyzaie cinema iran irantoulouseHistoire:Un petit garçon terrifié fuit son village en flammes, les bombes éclatent autour de lui… c’était pendant la guerre Irak/Iran, cela pourrait être aujourd’hui, ailleurs, tout à côté. Il se cache sous la bâche d’un camion et plonge dans un sommeil profond. Lorsqu’il se réveille, il n’y a plus de bombes, les champs de blé bruissent sous le vent. Il s’était endormi dans un désert, ici l’herbe est verte et douce, l’eau claire et fraîche ne manque pas. Le camion, pendant son sommeil, a traversé l’Iran, passant du sud au nord, et nous voilà tout près de la mer Caspienne. Le langage même a changé et il ne comprend pas un traître mot de ce qu’on lui raconte. Les paysans qui sont là semblent ignorer la guerre, et le pire ennemi semble être celui que pourchasse sans relâche une très belle jeune femme, avec des cris surprenants, pour protéger ses récoltes, ses poules…
Elle est vraiment très belle Anaïe, son allure extraordinairement paisible, ses deux moutards, collés dans ses jupes, rient des craintes du petit noiraud. On saura plus tard qu’elle est seule et que son mari se bat sur un front lointain. Pour l’instant, elle devine le désespoir, la souffrance de ce gamin étrange, trouve les gestes pour l’ apprivoiser. Mais les paysans du coin ruminent, ragotent ressassent : cet invité inattendu est bien trop différent, trop sombre, trop silencieux… Rien qui semble très favorable à ces paysans superstitieux. On sent poindre tous les ingrédients d’un rejet…
Susan Taslimi, une des plus grandes comédiennes d’Iran au théâtre comme au cinéma, est depuis réfugiée politique en Suède, et le film est plus que jamais d’une parfaite actualité.

bashu jungle beyzaie cinema iran irantoulouseAttention : ce film n'est pas anodin.
Comme souvent dans le cinéma iranien on est dépaysé, mais plus encore dans ce film qui commence, sans détour, par nous plonger dans des images de guerre. Il s'agit de la guerre Iran-Irak et sous cette pluie de bombes, des hommes tombent, de pauvres maisons sont détruites, et une femme au loin brûle dans sa grande robe noire.
Un camion traverse ce paysage avec une chance insolente. Il s'arrête pour vérifier que les pneus n'ont pas brûlé et, comme une touche de vie, sort de la fumée un jeune garçon au tee-shirt orange et au comportement quasi animal. Il saute se cacher sous la bache de ce camion, juste pour fuir cet endroit dans lequel toute sa famille semble avoir péri. Qu'importe où ira ce camion.
Au bout de la route, il va courir à travers les champs et finir par croiser une femme et ses deux enfants. Un peu effrayée, après l'avoir tout d'abord chassé, comme un petit animal qu'il est devenu, Naie va commencer à l'apprivoiser.
Peu à peu, sous le regard désapprobateur des villageois et des autres enfants qui se moquent de cet être différent d'eux, Naie, ses deux petits et Bashu vont apprendre à vivre ensemble
Bashu le petit étranger est le huitième film de Bahram Beyzaie. Problablement destiné à l'origine à montrer les ravages causés dans la population par l'agression irakienne, Bashu s'est rapidement transformé en mise en cause des préjugés interethniques qui clivent la société iranienne.

Un très beau film à voir pour sa sagesse, sa beauté, et les leçons d'optimisme qu'il offre. Indispensable pour réapprendre certaines notions d'humanisme qu'il faut transmettre à tous les enfants, aujourd'hui plus que jamais.

 


    Une maison de production
    Bashu, le petit étranger est produit par l'Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes. Fondé en 1965 par la femme du Chah d'Iran, cet organisme a beaucoup fait pour le développement du septième art dans le pays, produisant de nombreux films pour enfants. D'abord créé afin de publier des livres, il ouvre un département cinéma en 1970, à but non-lucratif. Abbas Kiarostami y réalise son premier court-métrage, intitulé Le Pain et la Rue. L'Institut permet ensuite la naissance d'un festival international pour les enfants en Iran puis produit, après la Révolution, des films bénéficiant d'une sortie commerciale comme Ou est la maison de mon ami? d'Abbas Kiarostami, Le Coureur d'Amir Naderi ou encore le film d'animation Contes persans.

    Les non-dits du film
    Le long-métrage Bashu, le petit étranger comporte de nombreux non-dits. L'action se déroulant en Iran et le film étant originellement sorti en salles en 1985, le public était à l'époque supposé être suffisamment au fait de la réalité de son pays. Il n'y a ainsi aucune explication sur la guerre qui secoue le pays dans le film : chacun savait qu'il s'agissait de celui opposant l'Iran et l'Irak.

    Un film qui critique la guerre
    Pour l'historien Mamad Haghighat, auteur du livre L'Histoire du cinéma iranien, 1900-1999 (Editions Centre Georges Pompidou), Bashu, le petit étranger est l'un des premiers films à avoir critiqué la guerre. Il déclare : "A l'époque, un film ne devait pas critiquer les conséquences négatives de la guerre contre l'Irak. Mais Bashu, le petit étranger montre que le mari de Naïe, allé à la ville chercher du travail puis parti à la guerre comme soldat, revient avec une main coupée : ça, c'est une sorte de critique vis à vis de la guerre. C'est un des premiers films à avoir critiqué la guerre. Il est resté interdit trois ou quatre ans sans sortir en Iran, et n'est sorti principalement qu'en France."

   
 
 
 
 
 
 

Publicités

Vous voulez discuter en direct avec vos amis, Vous voulez me posez en direct des questions sur le site, ou simplement discuter avec moi ...>>Clic  ici

 

Deux  DVD  pour 10 Euros

1) Iran - Les trésors de l'Orient 

2) Des trains pas comme les autres - Iran

 

Association Art Iranien 

safran

Couleur Safran

     

 
 
allumettes Jouer sans s'énerver