Géographie
Le
milieu naturel
Il est formé en
majeure partie de hauts plateaux (souvent
plus de 1 000 m) arides, parfois désertiques
(Kavir et surtout Lut), aux hivers froids,
aux étés torrides. Ces plateaux sont dominés,
au N. et à l'O. , par de puissants massifs
(Elbourz, dépassant 5 600 m) et
des chaînes (Zagros, étiré sur 1 800 km),
plus humides et encore largement boisés.
La
population
Elle est constituée
à peine pour moitié de Persans, avec de
notables minorités (Tadjiks, Azéris et
Kurdes). Cette population, islamisée
(chiites), s'accroît à un rythme rapide,
de l'ordre de 3 % par an. Elle est
aujourd'hui urbanisée à plus de 50 %.
Téhéran demeure de loin la principale
ville, mais Mechhed, Tabriz et Ispahan dépassent
ou approchent le million d'habitants.
L'économie

Dans le Nord et
l'Ouest, l'agriculture pluviale est
possible, quoique souvent aléatoire.
Ailleurs domine un élevage ovin très
extensif, largement lié à un nomadisme en
recul. Le blé est la céréale dominante.
Le thé, la canne à sucre, le coton, le
tabac sont les principales cultures de
plantation, mais sont destinés en priorité
au marché intérieur. L'agriculture (avec
l'élevage) occupe encore le quart de la
population active.
Le pétrole demeure la richesse essentielle
de l'Iran, l'un des grands producteurs
mondiaux et qui serait surtout détenteur de
réserves considérables de pétrole et
aussi de gaz naturel (près de 13 milliards
de tonnes, environ 10 % des réserves
mondiales de pétrole ; plus de 20 000 milliards
de m3, 15 % des réserves mondiales de
gaz naturel). Le pétrole fournit à lui
seul la quasi-totalité des exportations.
Ses revenus, énormes entre 1974 et 1980,
avant le déclin de l'extraction, avaient
favorisé une amorce d'industrialisation
(chimie, métallurgie de transformation,
etc.), que la révolution islamique et la
guerre avec l'Iraq ont arrêtée.
Les
problèmes
Les destructions de la
guerre, avec des pertes humaines énormes,
et l'intégrisme islamique ont ruiné ou au
moins paralysé l'économie. Une timide
ouverture est tentée vers l'Ouest,
cependant que le pays, géographie oblige,
est attentif aux conséquences de la désintégration
de l'U. R. S. S. au N. et aux
ambitions de ses voisins occidentaux rivaux
(Turquie et Iraq), dans une région, le
Moyen-Orient, où les causes d'instabilité
sont nombreuses.
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